Modèle de bazin homme

Une grande partie de la confusion concernant les écrits de Bazin-et en fait une préoccupation majeure dans le canon de la théorie du film-est traçable à la relation entre l`image filmée et son homologue de vie. Comment Bazin explique-t-il cette relation? Il le décrit dans les termes suivants: 1) l`image photographique est «une sorte de décalque ou de transfert»; 2) “l`image photographique est l`objet lui-même, l`objet libéré des conditions du temps et de l`espace qui le gouvernent”; 3) la photographie embaumement le temps; 4) «la photographie en tant que telle et l`objet en soi partagent un être commun, après la mode d`une empreinte digitale»; 5) “en aucun sens est-il l`image d`un objet ou de personnes, plus correctement c`est son traçage”; 6) «la photographie procède… à la prise d`une véritable impression lumineuse à la lumière – à un moule. En tant que telle, elle porte plus que la simple ressemblance, à savoir une sorte d`identité… “; 7) “le cinéma… fait une empreinte de la durée de l`objet.” 2 les mots que Bazin utilise sont essentiellement synonymes: décalque, transfert, empreinte digitale, traçage, moule, empreinte. Les réverbérations suggèrent une relation quasi-mystique entre le sujet et son double photographique. Compte tenu de la forte base catholique de Bazin, il peut ou ne peut pas être la mendicité de la crédulité de mentionner à ce stade une présence sous-jacente de la réverbération religieuse dans les lignes deux et six. La ligne deux dit que l`image photographique est l`objet lui-même, seulement «libéré» du temps et de l`espace. En «libérant» l`objet Bazin implique une forme de Salut ou de transgression à un plateau moral/spirituel plus élevé. La ligne sept émet un écho spirituel à travers les mots «une véritable impression lumineuse à la lumière».

La reproduction photographique pourrait-elle être dans un sens symbolique l`âme de son homologue de la vie réelle? Même lorsque, dans son article “la technique du Citizen Kane”, 3 Bazin défend Welles contre les accusations de non-originalité de George Sadoul, il conclut avec la pensée spiritualiste que Welles, l`artiste moderne, a laissé derrière lui (à travers ses films) “une résonance que les goûts dont nous n`avons jamais connu auparavant» (ma traduction). Je propose ceci comme une interprétation possible pour le ton toujours allégorique des écrits de Bazin concernant la relation entre le sujet/objet et son double filmique. La théorie de Bazin, en quelque sorte, constitue-t-elle une théorie «complète» (négligeant son abandon du son)? Le cadre/tir/scène/séquence sont les principaux éléments constitutifs du film, la séquence étant la plus grande “partie”. La mise-en-scéne de Bazin contient tous ces éléments et son incessant champion de mise-en-scéne au détriment du montage dicte comment ces éléments doivent être utilisés; en tant que tel, cela constitue une théorie de la façon dont un film doit être construit du début à la fin.